James de Nice, tu es mon loupé du jour !

La difficulté du dessin "sauvage" réside définitivement dans le fait que les gens sont humains. Ils bougent et moi je veux qu'ils restent tranquilles. Je prie pour ça à chaque fois que je me lance dans un dessin. Je devrais penser à investir les maisons de retraites, ça serait plus reposant. Parce que des fois, on a beau être agile du poignet, on se loupe dans le mouvement, la forme, tout. Et encore un Anglais, décidemment ça me poursuit ! Donc, perdu dans le vieux Nice, James (je donne toujours un nom de scène à mes sujets, à défaut de leur demander) gesticulait frénétiquement au téléphone, juste en face du PMU où je m'étais installée pour dessiner. Et là, je sais pas si j'avais un peu forcé sur l'apéro mais il a un bras énorme, gras et transparent alors qu'il était mince. Ou encore, ses jambes. On dirait qu'il a mis un short au dessus de son jean alors que je voulais juste représenter sa pilosité de blond. Et ses pieds n'existent pas. Ni sa main droite qui s'est décidée à fusionner avec le mur. Et les lunettes sur sa tête ressemblent à celles d'un inspecteur des impôts alors que c'etaient des Carrera.

La prochaine fois je ferais une photo comparative au croquis, on va rigoler.

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